Histoire de Chambourcy

Le nom de « Chambourcy », autrefois « Champ Bourcy », viendrait de l’expression latine "campus bruaci" qui veut dire "champ de broussailles". La préhistoire, en toutes ses périodes, est présente sur notre terroir et laisse quelques vestiges qui montrent que l’implantation humaine s’effectue tout au long du Ru de Buzot (1300 – 1200 av J.C.).

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1300 – 1200 av. J.C. - La protohistoire nous a laissé un dépôt de huit haches en bronze.

La période historique commence par le récit d’une légende : il y a 1500 ans, Clotilde séjournant à la MONTJOIE aurait, sur les conseils d’un ermite, conduit Clovis à prendre la fleur de lys sur fond d’azur comme bE 4.2 Histoire 1lason.

Vers 650 - Saint-Erembert donne à la paroisse sise à FEUILLANCOURT le vocable de Saint-Saturnin.

Au début du IXe siècle - Polyptyque d’Irminion (Inventaire des biens de l’abbaye de Saint-germain des- Prés), signale la présence d’un CAMBOURCIACUM en forêt d’Yvelines.

Au XIe siècle - le Pouillé de Saint jean en vallée, Abbaye Chartraine, mentionne dans ses biens la paroisse Saint-Saturnin de "CAMBOURCIACO".

1180 - Mention d’une chapelle à MONTAIGU sous le vocable de Saint-Thomas.

1221 - Fondation de l’Abbaye de Joyenval par Barthélémy de ROYE, consacrée à Notre-Dame et Saint-Laurent, desservie par les chanoines prémontrés.

1346 - Le Prince Noir incendie Joyenval et le village de ROYE (Retz).

1430 - Robert de BAUDRICOURT est Capitaine de la MONTJOIE.

1450 - La famille de MONTMIREL acquiert le fief du Chef de ville de CHAMBOURCY.

1502 - Première mention d’un baptême sur un registre paroissial (le plus ancien d’Ile de France).

1532 - Transformation du château moyenâgeux en un hôtel renaissance par Thierry de MONTMIREL.

1600 - La famille de L’HOSPITAL hérite du fief de Chambourcy.

1661 - François ARNOULT, janséniste, ami de Blaise PASCAL, devient curé du village, alors que Guillaume de L’HOSPITAL, grand mathématicien, passe son enfance à Chambourcy.

1668 - Georges d’AUBUSSON de la FEUILLADE, évêque d’Embrun, échange son évêché contre l’Abbaye de Joyenval avec Charles BRULARD de GENLIS.

1680-1700 - Clôture des parcs forestiers de SAINT-GERMAIN-EN-LAYE et de MARLY.

1686 - Réalisation des aqueducs de Retz.

1696 - Mort de Georges d’AUBUSSON de la FEUILLADE. L’Abbaye de Joyenval est transformée en Prieuré.

1732 - Amélioration des aqueducs et construction du regard neuf de MONTAIGU.

1773 - Jacob Nicolas MOREAU, historiographe, achète la Seigneurie de CHAMBOURCY au dernier représentant de la famille de L’HOSPITAL.

1774-1789 - Création du Désert de Retz par François Nicolas Henri RACINE, baron de MONVILLE.
Au cours de la période révolutionnaire, les bâtiments conventuels de Joyenval sont détruits. Le Désert de Retz, devenu bien national, est placé sous séquestre. Fusion des paroisses Saint-Jacques - Saint-Christophe de Retz et Saint-Saturnin de Chambourcy en la seule commune de Chambourcy. Jacob Nicolas MOREAU, François Nicolas Henri RACINE de MONVILLE et l’ancien curé A.D. REISET sont momentanément emprisonnés. Seul camboricien guillotiné, P. HUART du PARC, pour sa participation à la défense des Tuileries le 10 Août 1792.

1810-1830 / 1832-1849 - Le Baron de CLEDAT, gendre de Jacob Nicolas MOREAU, dont il hérite des biens, est maire de CHAMBOURCY. Les camboriciens s’adonnent à la culture du chou.

1848 - La famille de GRAMONT acquiert la propriété du Manoir où elle accueille le Comte d’ORSAY, frère de la Duchesse.

1852 - Le Comte d’ORSAY est inhumé en lisière du cimetière.

1856 - Les forêts de MARLY et de SAINT-GERMAIN-EN-LAYE sont reliées par le domaine de la jonction, ce qui entraîne la création du Chemin Neuf pour remplacer la voie reliant CHAMBOURCY à SAINT-GERMAIN-EN-LAYE à travers HENNEMONT.

1878-1888 - Lotissement des dépendances du château. Création du Haras de Joyenval au moyen d’un important remembrement. Construction de la Châtaigneraie de Retz.

1899 Ouverture du premier bureau de poste.

1904 - Construction de l’école publique des filles (2, Grande rue).

1912-1914 - Ouverture de la ligne de tramway de SAINT-GERMAIN-EN-LAYE à MEULAN sur la vieille route de Mantes, longeant la route de "quarante sous". Début de l’alimentation en gaz et en électricité.

1914-1918 - CHAMBOURCY perd plus de cinquante de ses enfants à la défense du pays.

1930-1935 - Mise en place du réseau d’eau potable. Début de la macadamisation des voiries. Les camboriciens se lancent progressivement dans l’arboriculture qui se substitue à la culture du chou dans les années 50.

1941 - Le Désert de Retz est classé monument historique.

1935-1954 - André Derain séjourne à la Roseraie.

1959-1975 - Urbanisation intensive qui fait passer la commune de 1000 à 5000 habitants. Construction des écoles primaires, maternelles et des installations sportives.

1983-1984 - Construction du collège André Derain.

1988 - Début de la restauration du désert de Retz et de la réalisation de 2 parcours de golf.E 4.2 Histoire 3

1988-1990 - Réhabilitation des écoles élémentaires de la châtaigneraie.

1993-1994 - Construction et ouverture du pavillon "Jean-Louis BARRAULT" (extension de la maison des associations) rue du Clos de la Famille, d’une crèche, d’une halte garderie, d’un centre de loisirs maternel, d’une salle d’expositions et d’un poste de police municipale sur l’emplacement du "Manoir".

2002 - Construction du terrain d’honneur de football en herbe, inauguré les 7 et 8 septembre.

2005 - Construction de la nouvelle école maternelle des Petits Pas, ainsi que du nouveau Centre de Loisirs Maternel. Première rentrée en septembre 2005. Acquisition par la commune du Verger de la Marnière patrimoine naturel de Chambourcy. Construction du terrain multisports au centre sportif Georges Gallienne.

2006 - La commune restaure le beffroi de l’église et remplace, avec l’aide de l’association Arpège, deux des trois cloches de l’église Sainte Clotilde baptisées Marie-Françoise et Eloi Saturnin.

2007 - Construction du nouveau Gymnase Georges Gallienne (2500 m2) sur lieu et place de l’ancien.

2007- Acquisition du désert de Retz

2008 - Réaménagement d’une grande partie de l’ancienne école maternelle de Gramont au profit de la bibliothèque associative de Chambourcy (M.L.C.).

2010 – Travaux de réhabilitation du désert de Retz

2014 – Acquisition de la maison André Derain demeure du célèbre peintre fauviste.

Présentation et situation

La commune de Chambourcy se situe dans le département des Yvelines, au sud de la forêt de Saint-Germain-en-Laye et au nord de la forêt de Marly. Elle est limitrophe de Poissy au nord, de Saint-Germain-en-Laye au nord-est, de Fourqueux à l’est, d’Aigremont à l’ouest, de Feucherolles et de Saint-Nom-la-Bretèche au sud.

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Chambourcy présente un paysage urbain varié à l’image de son terroir de part et d’autre d’une colline : maisons de ville au cœur du village (versant nord), petites résidences collectives paysagées (versant nord), maisons individuelles groupées ou disséminées dans les anciens vergers (versant nord et sud).

Modeste par sa taille, cet ancien village de l’ouest parisien a conservé et développé tous les services et commerces de proximité ainsi qu’un hypermarché avec sa galerie commerciale. La présence d’entreprises (concessionnaires automobiles, artisans, restaurants, commerces, bureaux etc…), à proximité de la Route Départementale 113, permet à Chambourcy d’allier les avantages d’une ville active au cadre d’une ville résidentielle.

Un ruisseau, le ru de Buzot irrigue la commune. Ce ru de 9 km court vers l’est et se jette dans la Seine au Pecq, après avoir traversé la commune de Saint-Germain-en-Laye, le plus souvent canalisé et enterré.

Quelques informations utiles

Région : Ile de France 
Département : Yvelines 
Arrondissement : Saint-Germain-en-Laye 
Canton : Saint-Germain-en-Laye Sud 
Longitude : 02°02’28" Est 
Latitude : 48°54’24" Nord 
Altitude maxi : 152 mètres
Superficie : 762 hectares soit 7,87 km2 
Population : 6078 habitants (recensement 2011) 
Densité : 772.3 habitants / km2

Il est des créations qui marquent profondément un territoire et qui prolongent durablement leur génie dans le temps. Le Désert de Retz – témoin du siècle des Lumières - lieu plein de magie, de poésie et d’histoire, témoigne de l’empreinte laissée par la commune de Chambourcy dans l’histoire de France.

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Pour plus d'informations sur le Désert de Retz et les réservations de visites, vous pouvez consulter le site Internet dédié à ce lieu d'exception : 

http://www.ledesertderetz.fr

 

Vous pouvez visiter ce jardin anglo-chinois, tous les samedis d’avril à fin d’octobre :

- en visites guidées à 14h30, sur réservation (15 inscrits minimum) 

- en visites libres, avec des audioguides ; accès de 14h à 16h – ouverture du site jusqu’à 18h

- en visites de groupe (plus de 15 personnes) : dates et horaires de votre choix selon la disponibilité des guides

Tarifs :
10 euros  en visite libre
14 euros en visite guidée / 6 euros pour les enfants 

 

Affiche annonce saison 2017
 

Le 17 octobre 2014, la commune de Chambourcy fait l’acquisition de la maison André Derain et d'une partie de son parc qui sont inscrits à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1986.

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Un parc ouvert au public

Le parc a fait l'objet de travaux en 2017 et a ouvert au public au printemps 2018.
Le parc André Derain est accessible au public aux horaires suivants :
- du 16 avril au 14 octobre de 8h à 20h30
- du 15 octobre au 15 avril de 8h à 18h

Les deux roues et les chiens, même tenus en laisse, sont interdits. Il est également interdit de se baigner dans les étangs.
Le règlement est établi en vertu de l'arrêté N°18/019 sur l'utilisation et la fréquentation du parc municipal André Derain.

 

La maison du Maître du fauvisme

La demeure dite, Maison André Derain (anciennement nommée La Roseraie) est une maison de maître construite fin XVIIe, début XVIIIe et remaniée au XIXe siècle.
E 4.4 La Maison André Derain 3Elle a appartenu aux familles illustres des Bigot de Sainte Croix (dernier ministre des affaires étrangères de Louis XVI), des Bassan (marchands d’estampes) puis à André Derain et sa famille. C'est l’une des plus anciennes maisons du village.

Le peintre André Derain acquit la propriété le 23 juillet 1935.

E 4.4 La Maison André Derain 2

Le couple Derain s’installe à Chambourcy en janvier 1936, après avoir fait abattre des cloisons au rez-de-chaussée pour y créer un atelier.
La Roseraie était protégée par un parc de trois hectares qui renfermait des statues de style néoclassique, une pièce d’eau, une cascade artificielle et des « fabriques », petits édifices érigés à la mode du XVIIIe siècle. L’un d’eux, le temple de l’Amour, était orné de vitraux. Il y avaient également les bâtiments d’une ancienne ferme, un potager, un terrain de tennis et une orangerie que Derain transforma en atelier d’été pour peindre et entreposer ses grands tableaux. Il avait aussi aménagé dans le pavillon jouxtant La Roseraie un atelier de sculpteur, un four pour cuire les céramiques et un tour de potier.
Des animaux peuplaient le parc : paon, bouc, et même chèvres ramenées de la ferme du Désert de Retz ainsi que de nombreux chats et chiens.
Le peintre, intéressé par les civilisations du monde entier, avait une vaste collection qui remplissait la maison.

L’artiste y vécut, avec sa famille, jusqu’à sa mort, le 8 septembre 1954. Alice, son épouse, s’y éteignit le 20 juillet 1975, à l’âge de quatre vingt onze ans. La nièce de l’artiste, Geneviève Taillade, qui fut aussi l’un de ses modèles privilégiés, habita encore cette maison durant une douzaine d’années.

 

De nombreux artistes furent reçus en amis à la Roseraie.

Georges Braque, Balthus, André Dignimont, Alberto Giacometti, André Dunoyer de Segonzac, François Hugo et Francis Carco, Blaise Cendrars, Pierre Reverdy, Luise de Vilemorin, Elise et Marcel Jouhandeau, Edmonde Charles Roux et Paul Poiret, Serge Lifar et Georges Auric, Henri Sauguet et Jean Renoir, Ambroise Vollard.

Création de l'Espace Derain

Le 14 avril 1988, le Docteur Albert Badault, chirurgien, et son épouse, très attachés à la renaissance de ce lieu de mémoire en Yvelines, acquirent cette propriété pour y vivre avec leurs enfants et entreprirent, rapidement, d’importants travaux.

En 2014, la mairie fait l’acquisition de la propriété afin d’y réaliser un projet d’intérêt général.
Manquant d’entretien depuis des années, la maison présente aujourd’hui un caractère fortement dégradé, qui nécessite une intervention d’urgence pour sauvegarder ce patrimoine. Des travaux de restauration sont en cours.
Le  souhait de la municipalité est de reconstituer le cadre dans lequel le Maître du Fauvisme, André Derain, a travaillé et vécu à Chambourcy entre 1935 et 1954, en redonnant à sa maison l’aspect de l’époque.

L’Espace Derain qui verra le jour suite à ces travaux sera dédié aux associations et à la culture.

 

Les jumelages se sont développés peu après la fin de la seconde guerre mondiale. Maires et citoyens étaient déterminés à éviter tout nouveau conflit en Europe et l’objectif de ce nouveau concept était de resserrer les liens entre les nations et les réconcilier. Orléans et Dundee en 1946, Montbéliard et Ludwgsburg en 1950 furent parmi les premières villes européennes à signer un "Serment de Jumelage". Mais le jumelage peut également s'appliquer à des peut désigner d'autres types d'associations symboliques, comme la Flottille 32F parrainée par Chambourcy.

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Les villes jumelles de Chambourcy

Chambourcy est jumelée avec la ville de Lutterworth en Angleterre. Le comité de jumelage présidé par le Maire-adjoint délégué examine tous les projets d’échange et organise accueils et visites. Il informe régulièrement les Camboriciens grâce au journal Chambourcy Actualités.Le service jumelage à l’Hôtel de Ville répond à vos questions. Si vous désirez participer à ce comité, contactez le service animation au 01 39 22 31 37.


Télécharger la plaquette de présentation du Jumelage

 E 4.5 Le jumelage Lutterworth

 

 

 

 

 

 

 

 

Chambourcy ville Marraine de la Flotille 32 F

Des liens privilégiés se sont également noués avec la Flotille 32F, notre filleule de l’aviation navale basée à Lanvéoc-Poulmic (Finistère). Saint Bernard des océans, les hélicoptères lourds de la 32F veillent en permanence à la sécurité en mer des navires de commerce, des chalutiers et des bateaux de plaisance. Des sauvetages toujours périlleux, dont certains sont emblématiques, comme l'Amoco Cadiz en 1978, le Tanio en 1980, l'Erika en 1999.

L’accueil qui lui est réservé est toujours chaleureux et convivial, c’est le lien nation-armée. Basée à Lanvéoc-Poulmic, la flottille 32F de la Marine nationale est chargée depuis 1970 des opérations de sauvetage en mer au large de la Bretagne. L’hélicoptère Super-Frelon a longtemps symbolisé ces missions et est désormais remplacé par des hélicoptères EC 225. Voilà plus de 10 ans que Chambourcy est Ville Marraine de la Flottille 32 F et depuis les relations entre la commune et ce bataillon d’élite n’ont fait que se renforcer.