André Derain, sa maison, son parc

Le 17 octobre 2014, la commune de Chambourcy fait l’acquisition de la maison André Derain et d'une partie de son parc qui sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1986. L’objectif ? Reconstituer le cadre dans lequel le maître du Fauvisme, André Derain, a travaillé et vécu à Chambourcy entre 1935 et 1954, en redonnant à sa maison l’aspect de l’époque. Une rénovation placée sous l’angle de l’intérêt général puisque l’espace offert par la maison sera dédié aux associations et à la culture.

 

André Derain

 

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André Derain est un peintre Yvelinois connu du grand public pour être avec Matisse, le père fondateur du Fauvisme. Il peint ses premiers tableaux à 15 ans, et sera influencé au cours de sa carrière par de nombreux artistes tels que Vincent Van Gogh,  Apollinaire, Van Dongen, Max Jacob, Pablo Picasso, Paul Cézanne, Paul Gauguin… Il s’essayera au fil des années à différents courants tels que le fauvisme ou le près-cubisme. Artiste complet, il s’adonne également à la poésie, la sculpture, la gravure, la création de décors et costumes. Il décède le 8 septembre 1954 des suites d'un accident de voiture à Garches.

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Le parc André Derain :

 

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A l’époque la maison du peintre était protégée par un parc de trois hectares qui renfermait des statues de style néoclassique, une pièce d’eau, une cascade artificielle et des « fabriques », petits édifices érigés à la mode du XVIIIe siècle. L’un d’eux, le temple de l’Amour, était orné de vitraux. Il y avait également les bâtiments d’une ancienne ferme, un potager, un terrain de tennis et une orangerie que Derain transforma en atelier d’été pour peindre et entreposer ses grands tableaux. Il avait aussi aménagé dans le pavillon jouxtant La Roseraie un atelier de sculpteur, un four pour cuire les céramiques et un tour de potier.
Des animaux peuplaient le parc : paons, boucs, et même chèvres ramenées de la ferme du Désert de Retz ainsi que de nombreux chats et chiens.

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Aujourd’hui bien que la superficie du parc soit plus réduite, on peut encore s’y promener depuis le printemps 2018 grâce à d’importants travaux.

Il est accessible gratuitement au public aux horaires suivants :
- du 16 avril au 14 octobre de 8h à 20h30
- du 15 octobre au 15 avril de 8h à 18h

Le règlement :
Les deux roues et les chiens, même tenus en laisse, sont interdits. Il est également interdit de se baigner dans les étangs.
Le règlement est établi en vertu de l'arrêté N°18/019 sur l'utilisation et la fréquentation du parc municipal André Derain.

 

La maison 

 

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Samedi 12 octobre 2019, à 11h, ce sera au tour de la maison d’ouvrir ses portes au public. Après plus d’un an de travaux, l’évènement est très attendu ! Elle a pour vocatin à devenir un espace dédié aux associations et à la culture, seul l'atelier du peintre reconstitué, pourra se visiter à l'année sur les horaires d'ouverture.

La demeure dite, Maison André Derain (anciennement nommée La Roseraie) est une maison de maître construite fin XVIIe, début XVIIIe et remaniée au XIXe siècle.
Elle a appartenu aux familles illustres des Bigot de Sainte Croix (dernier ministre des affaires étrangères de Louis XVI), des Bassan (marchands d’estampes) puis à André Derain et sa famille. C'est l’une des plus anciennes maisons du village acquise par le peintre le 23 juillet 1935. Il y accueille de nombreux artistes connus tels que Georges Braque, Balthus, André Dignimont, Alberto Giacometti, André Dunoyer de Segonzac, François Hugo et Francis Carco, Blaise Cendrars, Pierre Reverdy, Luise de Vilemorin, Elise et Marcel Jouhandeau, Edmonde Charles Roux et Paul Poiret, Serge Lifar et Georges Auric, Henri Sauguet et Jean Renoir, Ambroise Vollard. 

Le couple Derain s’installe à Chambourcy en janvier 1936, après avoir fait abattre des cloisons au rez-de-chaussée pour y créer un atelier. Le peintre, intéressé par les civilisations du monde entier, remplit rapidement la maison d’une vaste collection d’ouvrages.

Il y vécut, avec sa famille, jusqu’à sa mort, le 8 septembre 1954. Alice, son épouse, s’y éteignit le 20 juillet 1975, à l’âge de quatre-vingt-onze ans. La nièce de l’artiste, Geneviève Taillade, qui fut aussi l’un de ses modèles privilégiés, habita encore cette maison durant une douzaine d’années.