Le 17 octobre 2014, la commune de Chambourcy fait l’acquisition de la maison André Derain et d'une partie de son parc qui sont inscrits à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1986.

Un parc ouvert au public

Le parc a fait l'objet de travaux en 2017 et a ouvert au public au printemps 2018.
Le parc André Derain est accessible au public aux horaires suivants :
- du 16 avril au 14 octobre de 8h à 20h30
- du 15 octobre au 15 avril de 8h à 18h

Les deux roues et les chiens, même tenus en laisse, sont interdits. Il est également interdit de se baigner dans les étangs.
Le règlement est établi en vertu de l'arrêté N°18/019 sur l'utilisation et la fréquentation du parc municipal André Derain.

 

La maison du Maître du fauvisme

La demeure dite, Maison André Derain (anciennement nommée La Roseraie) est une maison de maître construite fin XVIIe, début XVIIIe et remaniée au XIXe siècle.
E 4.4 La Maison André Derain 3Elle a appartenu aux familles illustres des Bigot de Sainte Croix (dernier ministre des affaires étrangères de Louis XVI), des Bassan (marchands d’estampes) puis à André Derain et sa famille. C'est l’une des plus anciennes maisons du village.

Le peintre André Derain acquit la propriété le 23 juillet 1935.

E 4.4 La Maison André Derain 2

Le couple Derain s’installe à Chambourcy en janvier 1936, après avoir fait abattre des cloisons au rez-de-chaussée pour y créer un atelier.
La Roseraie était protégée par un parc de trois hectares qui renfermait des statues de style néoclassique, une pièce d’eau, une cascade artificielle et des « fabriques », petits édifices érigés à la mode du XVIIIe siècle. L’un d’eux, le temple de l’Amour, était orné de vitraux. Il y avaient également les bâtiments d’une ancienne ferme, un potager, un terrain de tennis et une orangerie que Derain transforma en atelier d’été pour peindre et entreposer ses grands tableaux. Il avait aussi aménagé dans le pavillon jouxtant La Roseraie un atelier de sculpteur, un four pour cuire les céramiques et un tour de potier.
Des animaux peuplaient le parc : paon, bouc, et même chèvres ramenées de la ferme du Désert de Retz ainsi que de nombreux chats et chiens.
Le peintre, intéressé par les civilisations du monde entier, avait une vaste collection qui remplissait la maison.

L’artiste y vécut, avec sa famille, jusqu’à sa mort, le 8 septembre 1954. Alice, son épouse, s’y éteignit le 20 juillet 1975, à l’âge de quatre vingt onze ans. La nièce de l’artiste, Geneviève Taillade, qui fut aussi l’un de ses modèles privilégiés, habita encore cette maison durant une douzaine d’années.

 

De nombreux artistes furent reçus en amis à la Roseraie.

Georges Braque, Balthus, André Dignimont, Alberto Giacometti, André Dunoyer de Segonzac, François Hugo et Francis Carco, Blaise Cendrars, Pierre Reverdy, Luise de Vilemorin, Elise et Marcel Jouhandeau, Edmonde Charles Roux et Paul Poiret, Serge Lifar et Georges Auric, Henri Sauguet et Jean Renoir, Ambroise Vollard.

Création de l'Espace Derain

Le 14 avril 1988, le Docteur Albert Badault, chirurgien, et son épouse, très attachés à la renaissance de ce lieu de mémoire en Yvelines, acquirent cette propriété pour y vivre avec leurs enfants et entreprirent, rapidement, d’importants travaux.

En 2014, la mairie fait l’acquisition de la propriété afin d’y réaliser un projet d’intérêt général.
Manquant d’entretien depuis des années, la maison présente aujourd’hui un caractère fortement dégradé, qui nécessite une intervention d’urgence pour sauvegarder ce patrimoine. Des travaux de restauration sont en cours.
Le  souhait de la municipalité est de reconstituer le cadre dans lequel le Maître du Fauvisme, André Derain, a travaillé et vécu à Chambourcy entre 1935 et 1954, en redonnant à sa maison l’aspect de l’époque.

L’Espace Derain qui verra le jour suite à ces travaux sera dédié aux associations et à la culture.